L’histoire

L'histoire de la Cité royale

Située dans le Val de l'Indre, la Cité royale de Loches est un ensemble patrimonial unique. Bâtie sur un éperon rocheux et ceinturée d'une muraille, elle se compose de deux monuments majeurs : le donjon et le logis royal. Leurs constructions s'échelonnent sur cinq siècles, du XIe au XVIe siècle.

La Cité royale est défendue au sud par un donjon construit entre 1013 et 1035 par Foulques III Nerra, comte d'Anjou. Il est considéré aujourd'hui comme l'un des mieux conservés de l'époque romane. Le donjon connaît plusieurs sièges, notamment lors des luttes entre Capétiens et Plantagenêt.

 

Crédit photo : © Gillard et Vincent
Crédit photo : © Gillard et Vincent

Il se dote au fil des siècles de nouveaux éléments : chemise, courtine (XIIe siècle), tours à bec (XIIIe siècle), logis du gouverneur (XIVe s.), tour ronde ou tour neuve (longtemps appelée tour Louis XI), Martelet, barbacane (XVe s.) et caponnières (XVIe s.).

Château comtal puis forteresse royale, le site devient prison royale au XVe siècle. Des prisonniers politiques de haut rang y sont enfermés comme Jean d'Alençon, Philippe de Commynes, Ludovico Sforza ou Jean de Poitiers. De 1801 à 1926, la prison devient maison d'arrêt départementale.

Au nord de l'éperon, Louis Ier d'Anjou construit un logis à la fin du XIVe siècle. Charles VII vient régulièrement dès 1418 et fait de la Cité sa seconde place forte après Chinon. Jeanne d'Arc y rencontre le roi en mai 1429, après la victoire d'Orléans.

 

Le roi réside souvent à Loches aux côtés de sa favorite Agnès Sorel dans les années 1440. Ce premier logis s'agrandit vers 1500 grâce à Charles VIII et Louis XII. Le joyau de cette aile est l'oratoire d'Anne de Bretagne, de style gothique flamboyant.

Le retour de la dynastie Valois en Ile-de-France au XVIe siècle plonge le logis royal dans un doux sommeil. Utilisé comme tribunal et prison révolutionnaires (1793), il devient sous-préfecture et tribunal civil jusque dans les années 1920.

Le Conseil départemental d'Indre-et-Loire, propriétaire des lieux, les ouvre à la visite dans les années 1950. Depuis, une politique de valorisation et de développement culturel est engagée dans ce haut-lieu historique de Touraine.

© C. Raimbault / CD37